samedi, 26 juillet 2008

Coeur et Raison

La monarchie n'est pas qu'une idée. Elle parle aussi au coeur, elle a un aspect charnel. Elle ne serait rien sans ses territoires, ses peuples, ses traditions, sa culture. Être royaliste aujourd'hui, c'est penser que le fil de la tradition n'a pas été rompu, qu'il reste quelque chose de l'avant-1789. Ce quelque chose ne peut pas s'expliquer, c'est un sentiment intérieur.

Le royalisme romantique de Georges Bernanos fait pendant à celui, rationaliste, de son ancien maître Charles Maurras, dont nous avons donné un aperçu plus bas. Et Bernanos de s'écrier : « Que la Monarchie Française soit utile ou même nécessaire, cela se prouve et ne convainc personne. Il faut d'abord qu'elle soit aimée. »

On le sait, le classicime de l'Action française a souvent évincé de grands penchants romantiques, on pense notamment à la critique sévère de Maurras adressée à Chateaubriand (« Chateaubriand n’a jamais cherché, dans la mort et dans le passé, le transmissible, le fécond, le traditionnel, l’éternel : mais le passé, comme passé, et le mort, comme mort, furent ses uniques plaisirs. »*) ; mais aussi au conflit avec Bernanos ; puis avec Pierre Boutang et son ontologie du secret. Peut-être est-il temps, en ce début de troisième millénaire et après un siècle de royalisme d’Action française, de réconcilier le royalisme rationnel et analytique avec le royalisme romantique du cœur. On le sait, les romantiques ont été fortement liés aux Révolutions, mais plutôt que de condamner catégoriquement le Romantisme, il est peut-être nécessaire de se remémorer un Faust (Goethe), un Génie du christianisme (Chateaubriand), dirigés contre les Lumières et leur fallacieux rationalisme abstrait.

*Trois idées politiques, Chateaubriand ou l'anarchie, 1898 (revu en 1912), C. Maurras.

mercredi, 16 juillet 2008

Antisocial

« Quand le prolétaire aura réussi à fonder la “Société” qu'il a en vue, et dans laquelle doit disparaître toute différence entre riches et pauvres, il sera un gueux ; mais être un gueux sera pour lui quelque chose, et il pourrait faire de ce mot “gueux” un titre aussi honorable qu'est devenu le titre de bourgeois grâce à la Révolution. Le gueux est son idéal, et nous devons tous devenir des gueux. »

Max Stirner (1806-1856), L'Unique et sa propriété, penseur atypique de l'individualité, fervent critique du communisme et de toutes les idéologies.

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lundi, 14 juillet 2008

Le 14 juillet, fête nationale ?

« Un 14 juillet résolument international », tel est le titre d'un article du Figaro. L'on croit rêver, et l'on se demande à juste titre où peut bien se trouver encore la France dans toute cette mascarade. S'il s'agit d'un symbole républicain, commémorant –dans l’esprit de nos contemporains- une journée où quelques individus se sont amusés à massacrer plusieurs gardes pour s'armer et libérer des faussaires, un incestueux, un fou et un régicide, nous pouvions toutefois encore accorder quelque crédit à cette fête, la dernière à rassembler et unir encore un peu les Français.

Toutefois, l'on remarque aujourd'hui que le caractère national de cette fête se dissout pour s'ouvrir à l'universel et aux autres pays, jusqu'à faire presque oublier la France et son identité : le prolongement naturel d'une politique républicaine qui ne vit que par et pour saper les fondements traditionnels de la France depuis bien des années. Alors qu'autrefois la France avait vocation universelle et savait prendre appui sur sa dimension nationale pour porter sa voix dans le monde, c'est aujourd'hui l'universel qui semble prendre le pas sur le national, et nous engloutir notamment dans le Léviathan européen omniprésent.

Non, aujourd'hui, nous le savons clairement : le 14 juillet n'est plus pour nos politiciens une fête nationale. Ce sont des MIG (avions de chasse soviétiques) qui ont parcouru le ciel... aux couleurs de la Slovaquie et de la Roumanie ! Ce sont deux contingents des Casques bleus des Nations unies qui ont ouvert un défilé de « troupes à pied », brisant la tradition qui donnait habituellement l'ouverture à l'Ecole Polytechnique ! Ce sont des blindés frappés du sigle de l'ONU qui étaient présents au défilé des troupes motorisées ! Et le drapeau français accompagnait celui de l'Union Européenne et des Nations unies !

Le 14 juillet n'appartient donc plus à la France, il ne s'agit plus d'affirmer notre identité, notre singularité, notre tradition, notre existence en tant que pays souverain ! Il s'agit maintenant de se fondre dans une masse européenne, universelle, qui met de côté notre existence propre. Ainsi le Préambule de la déclaration universelle des droits de l'Homme et ses huit articles ont été lus pour cette cérémonie, preuve que dorénavant les nations et les identités des peuples sont vouées à être détruites au profit d'une universalité dont nous ne voulons pas, nous, l’Action Française. Les communes sont heureusement encore protégées de cette surprésence internationale. Mais la France est plus que jamais en danger.

D. Julien, rédacteur AFE

dimanche, 06 juillet 2008

Aspects de la France

Aspects de la France n°3

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Avec un dossier sur la nécessité de sortir de l'UE, des articles sur le Nouveau parti anticapitaliste, Aristote, Rousseau, Bétancourt, les contestations agricoles...

A lire absolument

N°3 ici : aspectsdelafrance030708.pdf

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