vendredi, 23 octobre 2009

Un grain de sable dans les rouages bruxellois

Nous avions déjà évoqué la courageuse décision de Vaclav Klaus face au monstre Europe. Une nouvelle menace pour les européistes arrive de la Slovaquie. Son premier ministre Robert Fico a laissé entendre que son pays était prêt à emboîter le pas à la République tchèque en demandant, lui aussi, une “dérogation” au traité de Lisbonne. «Nous ne laisserons pas la Slovaquie dans l’incertitude, si nous avons le sentiment que l’un des pays issus de l’ex-Tchécoslovaquie a négocié une exception», a-t-il affirmé. La slovaquie envisage sérieusement de demander un “additif” au traité, qui la protège de toute demande de réparation de la part des Allemands expulsés après-guerre de la région des Sudètes, au nord de ce qui était alors la Tchécoslovaquie. A dix jours du sommet européen des 29 et 30 octobre, ces rebondissements semblent bien agacer Bruxelles. Un vilain petit canard semble sortir du rang alors qu’auparavant, il acceptait de se soumettre. Voilà encore un grain de sable dans les rouages bruxellois.


La démarche de la Slovaquie n’est pas anodine. Si ce pays, considéré comme le bon élève de l’est de l’UE, premier de l’ex-bloc soviétique à avoir adopté l’euro, se crispe à son tour, c’est que les Sudètes continuent de susciter des réactions épidermiques. Coté slovaque, ce sont surtout les éventuelles revendications des Hongrois, expulsés en tant qu’alliés des nazis, qui posent problème.


Le vice-président de la Commission européenne, Günter Verheugen, a cependant répété dimanche que les Allemands n’avaient aucune velléité de revendication dans les Sudètes. Incident révélateur d’une impossible Union Européenne…. Cette volonté de globaliser, d’uniformiser, de gommer, de lisser, de réduire ne tiendra pas. Espérons que les esprits nationalistes des pays européens sauront faire prendre conscience, à tous, du danger europe !

 

(Vu sur le blog général de l'A.F.E)

jeudi, 22 octobre 2009

Le Prix Nobel de la Paix veut oublier le Darfour...

Darfur_mapfr.pngLa Maison Blanche, dans une nouvelle stratégie de dialogue avec le Soudan, ne veut plus de confrontation direct avec celui-ci, mais au contraire entamé des débats et des négociations, alors qu'un français du Comité International de la Croix Rouge a été enlevé ce jeudi. Il a été enlevé par un groupe armée dont on ignore encore l'identité. Les Français, sont les deuxièmes étrangers les plus kidnappés dans le monde, selon l'assureur britannique Hiscox, car les entreprises françaises sont extrêmement présentes à l'étranger, ensuite les missions humanitaires françaises sont envoyées dans les zones de conflits, mais la raison principale est le courage particulier et le sens inné du contact du peuple français ; pour reprendre les mots de Michelets parlant des gaulois : « Ils enlevaient les étrangers pour apprendre d'eux les nouvelles du monde » (je cite de mémoire)(Histoire de France, Livre I).

 

Mais revenons à la Maison Blanche et au Soudan. La guerre civile y est constante depuis 1987, avec le premier conflit du Darfour, qui aurai fait entre 10 000 morts (selon l'Etat Soudanais) et 300 000 (selon les Etats-Unis et le Canada) dont 2,7 milions de déplacés. L'ONU parle, elle, de crime contre l'Humanité relevant de la Cour Pénale International. Le président soudanais est donc accusé depuis le 4 mars 2009 de crime de guerre et de crime contre l'Humanité. On parle également de génocide, notament du côté des américains, pour les « événements » du Darfour.

 

Malgré tout cela les américains veulent rétablir le dialogue. Quelle clémence ! Cela calmera-t-il les véléités dans la région ? On peut en douter, car il sagit d'une guerre inter-ethnique et inter religieuse... Pourquoi n'en a-t-il pas été de même en Yougoslavie ? Peut-être que les intérêts pétroliers ne sont-il pas les mêmes. En effet, de nombreux gisements pétrolifères ont été découverts dans le sud du Soudan. Selon Gérard Prunier, chercheur au CNRS, interrogé par le Monde Diplomatique en Mars 2007 : « les Arabes sont minoritaires au Soudan. Et les islamistes ne sont que l’ultime incarnation historique de leur domination ethnorégionale. Or la paix entre le Nord et le Sud est en train de se déliter rapidement. […] Il faut donc manipuler le tracé frontalier Nord-Sud qui place la plus grande part du pétrole au Sud (c’est en cours), se préparer à la reprise éventuelle des hostilités (on achète des armes), ancrer de solides alliances internationales (la Chine est acquise et l’Iran en cours de séduction) et conserver la maîtrise du territoire en créant un cordon sanitaire ethnorégional : les monts Nouba au Kordofan et le Darfour en feraient partie. Or si les tribus noubas ont été écrasées militairement entre 1992 et 2002, le Darfour paraît beaucoup plus menaçant. Les hiérarques arabes de Khartoum veulent éviter à tout prix une brèche par laquelle les Noirs de l’Ouest s’allieraient demain avec un Sud négro-africain indépendant… et pétrolier ! » Alors quelque chose a-t-il changé depuis l'air Busch, ou au contraire est-ce toujours le pétrole qui fait avancer les relations américaines ? Ah si, sous l'air Busch, on accueillait en grande pompe ceux qui résistait, maintenant on accepte dialoguer avec ceux qui commètent le génocide... N'est-ce pas mieux ?

vendredi, 16 octobre 2009

Le Japon, en lutte contre le réchauffement climatique

560px-Japon_topo.jpgAprès le sommet climatique de l'ONU tenu le 22 septembre, où le Japon a voulu un programme important visant à réduire de 25% les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020, par rapport à 1990, en soutenant économiquement les pays prêt à s'engager dans cette voie, le Japon veut jouer un rôle principal dans la lutte internationale contre le réchauffement climatique, a déclarer le premier ministre, lors d'une conférence de la Global Environnement Actions. Le premier ministre assure qu'il ne s'agit pas d'un « coup médiatique » ou politique, mais cela vise uniquement à « préserver la Terre pour les générations futures ». L'Empire du Soleil Levant va donc orienter ses productions vers ces domaines On se souvient que cela fait plus de 11 ans que le Japon milite en ce sens, notamment avec le protocole de Kyoto, ratifié par 172 pays, rentré en vigueur en 2005. Loin des belles paroles habituelles des dirigeants occidentaux, le Japon propose un projet cohérent, avec un calendrier claire et positif pour permettre une réduction véritable de ses gazs nocifs pour l'environnement. Certes, celui-ci ne prévoyait qu'une réduction de 5,2% des émissions de dioxyde de carbone des 38 pays les plus industrialisés. Il faut maintenant attendre la conférence de Copenhague, en décembre, où devra être débattu et signé le nouveau protocole.

 

Il est a noté aussi qu'une des plus importantes organisations écologiques mondiales est japonaises : Global Environnement Actions (GEA). Elle promeut la protection de l'environnement par l'organisation de séminaire où se mêlent des savants, des économistes et des hommes politiques. Le Japon étant en première ligne des catastrophes climatiques (vu son positionnement géographique : sur une zone de subduction), le moindre changement climatique peu provoquer dans l'archipel des dégâts incommensurables, qui aurai un coût plus important que tous les mesures visant à réduire les gaz à effet de serre et qui ferait passé les deux bombes d'Hiroshima et de Nagasaki, pour des pétards mouillés...

mercredi, 14 octobre 2009

Liberté pour Mohammad-Reza Ali-Zamani !

Mohammad-Reza Ali-Zamani est un militant monarchiste, membre de l’Association de la Monarchie d’Iran, un mouvement basé aux États-Unis mais interdit en République islamique. Il avait comparu le 8 août dernier devant le Tribunal révolutionnaire de Téhéran
Mohammad Reza Ali Zamani vient d’être condamné à mort pour son rôle dans le mouvement de protestation qui a ébranlé la République islamique, après l’élection présidentielle de juin. Il s’agit de la première peine capitale prononcée par la justice iranienne contre un des participants aux manifestations qui ont suivi la réélection contestée le 12 juin de Mahmoud Ahmadinejad à la présidence de la République. L’information n’a toutefois pas été confirmée de source officielle. Mohammad Zamani fait partie des 140 personnes à avoir été renvoyées devant la justice, après les troubles du début de l’été. Son verdict lui a été annoncé lundi, après son transfert de la prison d’Evin au Tribunal révolutionnaire.
Mohammad-Reza Ali-Zamani est aujourd’hui en sursis jusqu’au 4 novembre 2009.
La Conférence Monarchiste Internationale appelle l’ensemble des partis, mouvements, groupes et organisations politiques monarchistes, l’ensemble des journaux, revues, sites internet et blogs monarchistes, partout dans le monde à se mobiliser pour sauver Mohammad-Reza Ali-Zamani.
Mais, au-delà de l’engagement politique de Mohammad-Reza Ali-Zamani, c’est l’ensemble de la communauté internationale qui doit aujourd’hui se mobiliser pour sauver la vie d’un prisonnier politique condamné à mort du simple fait de son opposition à une dictature islamiste illégitime et théocratique.

Ensemble, sauvons Mohammad-Reza Ali-Zamani !
Liberté pour Mohammad-Reza Ali-Zamani !
Liberté pour le peuple iranien !
Liberté pour la nation iranienne !

Afin d’aider à la mobilisation des énergies et des consciences, la Conférence Monarchiste Internationale a donc décidé de créer un « Collectif pour la libération de Mohammad-Reza Ali-Zamani » et de lancer une pétition pour sauver Mohammad-Reza Ali-Zamani.
(Une adresse mail unique : freezamani@monarchiste.com )

D’autres initiatives sont en préparation !

Sylvain ROUSSILLON
Secrétaire général de la CMI

Plus d’informations sur : http://internationale.monarchiste.com
Photo : Ali Rafiei - FARS NEWS AGENCY

(Vu sur le blog d'Action Française)

La république Tchèque tient bon...

Après le « oui » irlandais pour le traité de Lisbonne et son adoption par le président polonais (en échange de la non-application pour son Etat d'une partie du texte), le président tchèque, Vasili Claus, reste seul, seul contre tous. Il est le seul en à tenir, y compris dans son propre pays, où les deux chambres ont déjà ratifier le texte ainsi que le gouvernement, mais son paraphe est obligatoire pour l'entrée en vigueur de ce texte. En effet, il refuse de signer car il considère que, dans l'état actuel du texte et des propositions faites par le chef de la commission européenne, cela reviendrait à rendre aux allemands expulsés aux lendemains de la seconde guerre mondiale, leurs terres dans les sudètes et ne veut donc pas perdre son autonomie territoriale ; ce à quoi, on lui réponds signez d'abord et on verra après. Voilà bien une action imminemment critiquable...

 

Vasili Claus demande que son pays est une dérogation concernant la Charte des droits fondamentaux ; l'Irlande, a obtenu pour prix de son adhésion (sa trahison ?), des garanties quant à l'avortenement et à la neutralité militaire. Alors pourquoi l'Union n'accorde-t-il pas ce qu'il demande au président ?

 

La réponse est simple, une telle dérogation relancerait le processus de négociation au sein des 27, ce qui rajouterai des délais supérieurs, alors que Barrosso a promis qu'il serai ratifié avant la fin de l'année... De plus, cela créerait un précédent qui pourrai engendrer encore plus de complication avec les futurs adhérents. Malgré les appels de tous les dirigeants et gouvernants européens, la république Tchèque et son président tiennent bon... Mais pour combien de temps encore ?

 

 

dimanche, 19 octobre 2008

Kundera épinglé par les bien-pensants

kundera_mx.jpgL’écrivain tchèque Milan Kundera est confronté depuis plusieurs jours à un scandale. Il est accusé d’avoir dénoncé un agent secret à la police communiste en 1950, quand il avait 22 ans. Sa « victime » a fait 14 ans de travaux forcés. La « preuve » ? Un document sorti des archives de la police.

On ne sait évidemment pas si les faits qu’on lui impute sont vrais ou non. Mais il est amusant, voire déplorable, de voir l’acharnement des bien-pensants à vouloir salir Kundera.

En effet, le brillant romancier déploie dans ses œuvres, notamment « L’insoutenable légèreté de l’être », une critique radicale du régime communiste, mais aussi plus généralement de tous les régimes criminels. Ainsi il écrit « […] les régimes criminels n’ont pas été façonnés par des criminels, mais par des enthousiastes convaincus d’avoir découvert l’unique voie du paradis. Et ils défendaient vaillamment cette voie, exécutant pour cela beaucoup de monde. » Il cite explicitement la Révolution française, au début de son livre : « Si la Révolution française devait éternellement se répéter, l’historiographie française serait moins fière de Robespierre. Mais comme elle parle d’une chose qui ne reviendra pas, les années sanglantes ne sont plus que des mots, des théories, des discussions, elles sont plus légères qu’un duvet, elles ne font pas peur. »

Kundera contre-révolutionnaire ? Pas vraiment, il exprime plutôt un cynisme contre toutes les utopies, contre tous les esprits de masse et d’uniformisation. Penseur antitotalitaire, donc. Et aujourd’hui, on cherche à le faire tomber avec un document qui traîne dans des archives depuis longtemps. Pourquoi donc ne pas l’avoir fait avant ?

Dans tous les cas, le débat fait rage. Certaines agences de presse l’« exécutent » sans autre forme de procès, n’hésitant pas à affirmer de manière péremptoire que le Tchèque est coupable. Mais des historiens cherchent à montrer son innocence.

Coupable de quoi, Kundera ? De ne pas croire aux Droits de l’homme ? De ne pas croire aux utopies censées mettre fin à l’histoire ? De défendre les nations opprimées ?

Dans nos sociétés d’Europe de l’Ouest, il suffit de traiter quelqu’un de fasciste pour détruire sa réputation, le décrédibiliser. La France serait-elle stalinienne ? Dans ce cas, qu’attend-elle pour lire Alexandre Soljenitsyne, Milan Kundera, Hannah Arendt, Jan Patocka, ou encore Franz Kafka ?

La littérature tchèque a du bon. Vive le Printemps de Prague ! A quand le futur Printemps de Paris, où l’on se débarrassera de toutes les utopies, libérale, communiste, fasciste, socialiste ?