14.12.2008

Tract pour Noël

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16.11.2008

Insurrection, toujours fidèle

Insurrection est le journal royaliste des lycéens et étudiants d'Action française.

Le dernier numéro (69) vient de paraître, dont le dossier est consacré à la démocratie virtuelle.

Téléchargeable ici : http://insurrection.actionfrancaise.net/

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Un Irlandais contre la Révolution

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Burke, Edmund, (1729-1797), homme politique et théoricien britannique, dont la critique de la Révolution française fut le fondement du conservatisme européen moderne. Né à Dublin (Irlande), avocat, il s'opposa à la philosophie des Lumières. Il exprima cette opposition dès son premier texte, A Vindication of Natural Society (Une défense de la société naturelle, 1756). Publié à titre anonyme, cet ouvrage eut un retentissement considérable tout comme sa Recherche philosophique sur l'origine de nos idées du sublime et du beau (Origin of Our Ideas of the Sublime, 1757).

Fondateur de l'Annual Register, annuaire politique britannique, en 1758, Burke s'engagea dans le combat politique après l'accession au trône de George III (1760). Le souverain, décidé à rétablir pleinement les prérogatives royales, entamées par la seconde révolution d'Angleterre, en 1688, avait mis fin au long gouvernement des whigs, représentants de l'aristocratie foncière et antiabsolutistes. Burke se fit élire à la Chambre des communes et devint l'un des leaders des whigs. Il publia en 1770 Thoughts on the Cause of the Present Discontents (Considérations sur la cause des mécontentements actuels), dénonçant la politique réactionnaire du gouvernement.

La guerre d'indépendance américaine puis la Révolution française furent pour Burke l'occasion de formuler sa théorie politique. Il défendit une politique libérale, favorable aux revendications des colons anglais d'Amérique, appelant la Couronne à la conciliation. Mais il s'éleva contre la Révolution française et ses partisans en Grande-Bretagne, position qui entraîna sa rupture avec les whigs. Ses Réflexions sur la Révolution en France (1790), ouvrage lu dans toute l'Europe, le posèrent en défenseur de l'ordre établi, produit du droit naturel que le rationalisme n'était pas en mesure de modifier. Burke critiquait l'œuvre législative des révolutionnaires, fondée sur des principes abstraits.

Soulignant avec Aristote la "ressemblance frappante" de la démocratie avec la tyrannie, Burke prédisait que le mouvement révolutionnaire français aboutirait à la dictature militaire.

Merci à http://www.proverbes-citations.com/burke.htm pour cette courte biographie que je publie ici.

19.10.2008

Kundera épinglé par les bien-pensants

Kundera épinglé par les bien-pensants

kundera_mx.jpgL’écrivain tchèque Milan Kundera est confronté depuis plusieurs jours à un scandale. Il est accusé d’avoir dénoncé un agent secret à la police communiste en 1950, quand il avait 22 ans. Sa « victime » a fait 14 ans de travaux forcés. La « preuve » ? Un document sorti des archives de la police.

On ne sait évidemment pas si les faits qu’on lui impute sont vrais ou non. Mais il est amusant, voire déplorable, de voir l’acharnement des bien-pensants à vouloir salir Kundera.

En effet, le brillant romancier déploie dans ses œuvres, notamment « L’insoutenable légèreté de l’être », une critique radicale du régime communiste, mais aussi plus généralement de tous les régimes criminels. Ainsi il écrit « […] les régimes criminels n’ont pas été façonnés par des criminels, mais par des enthousiastes convaincus d’avoir découvert l’unique voie du paradis. Et ils défendaient vaillamment cette voie, exécutant pour cela beaucoup de monde. » Il cite explicitement la Révolution française, au début de son livre : « Si la Révolution française devait éternellement se répéter, l’historiographie française serait moins fière de Robespierre. Mais comme elle parle d’une chose qui ne reviendra pas, les années sanglantes ne sont plus que des mots, des théories, des discussions, elles sont plus légères qu’un duvet, elles ne font pas peur. »

Kundera contre-révolutionnaire ? Pas vraiment, il exprime plutôt un cynisme contre toutes les utopies, contre tous les esprits de masse et d’uniformisation. Penseur antitotalitaire, donc. Et aujourd’hui, on cherche à le faire tomber avec un document qui traîne dans des archives depuis longtemps. Pourquoi donc ne pas l’avoir fait avant ?

Dans tous les cas, le débat fait rage. Certaines agences de presse l’« exécutent » sans autre forme de procès, n’hésitant pas à affirmer de manière péremptoire que le Tchèque est coupable. Mais des historiens cherchent à montrer son innocence.

Coupable de quoi, Kundera ? De ne pas croire aux Droits de l’homme ? De ne pas croire aux utopies censées mettre fin à l’histoire ? De défendre les nations opprimées ?

Dans nos sociétés d’Europe de l’Ouest, il suffit de traiter quelqu’un de fasciste pour détruire sa réputation, le décrédibiliser. La France serait-elle stalinienne ? Dans ce cas, qu’attend-elle pour lire Alexandre Soljenitsyne, Milan Kundera, Hannah Arendt, Jan Patocka, ou encore Franz Kafka ?

La littérature tchèque a du bon. Vive le Printemps de Prague ! A quand le futur Printemps de Paris, où l’on se débarrassera de toutes les utopies, libérale, communiste, fasciste, socialiste ?

11.10.2008

Politique du travail

 

« La loi du travail est le fondement de toute l'économie sociale, parce qu'elle est la loi même de la vie humaine. Cette vie, en effet, ne s'entretient physiquement et intellectuellement qu'au prix d'une série continuelle d'efforts, et chacun de ces efforts est pénible. Malheur à la famille, malheur à la classe, malheur à la société qui parvient à se soustraire momentanément à la loi du travail. Mais malheur aussi à l'enseignement qui méconnait l'esprit et le but de cette loi fondamentale de l'économie sociale, et qui définit celle-ci la science des richesses, "la chrématistique". Non. Le travail n'a pas pour but la production des richesses, mais la sustentation de l'homme, et la condition essentielle d'un bon régime du travail est de fournir en suffisance d'abord au travailleur, puis à toute la société, les biens utiles à la vie.

De tous les régimes du travail en cours dans l'humanité, y compris le régime servile, nul ne donne moins de garantie à l'accomplissement des fins providentielles que celui dit "de la liberté du travail", qui est propre à la société moderne. La concurrence illimitée, qui en est le ressort, subordonne en effet les relations économiques à la loi dite de l'offre et de la demande, loi qui fonctionne précisément à l'inverse de la loi naturelle et divine du travail, puisque par son jeu, la rémunération du travail salarié est d'autant plus faible que le besoin de la classe ouvrière est plus intense. Elle est donc absolument barbare. C'est pourtant là ce que n'ont pas encore montré les chaires dites de la Science. Le régime de la liberté du travail n'est d'ailleurs pas plus profitable au patron qu'à l'ouvrier, parce qu'il entraîne, pour l'un comme pour l'autre, la même insécurité par suite de la même tyrannie. Il n'est pas davantage profitable à la société, où il engendre les haines de classe et prépare les bouleversements en mettant les intérêts en antagonisme au lieu de les harmoniser. »

 

François René de la Tour du Pin

 

Vu sur http://www.camelotsblog.canalblog.com/

Lire aussi Aristote :

-Politiques, livre I, notamm. chapitre 9 (pour un résumé cf http://afe-blog.com/2008/02/09/aristote-economie-capitali...)

-Ethique à Nicomaque, livres V (justice) et VI (prudence)

-Economiques